Wallander Instruments WI Visual Instruments : Brass 1 - AudioFanzine
Wallander Instruments WI Visual Instruments : Brass 1
Constructeur :
Distributeur :
N/A
Prix neuf moyen :
N/A
Argus :
N/A
Mise en Oeuvre :
6 / 10
Adéquation/Performance :
9 / 10

Par sleepless le 21/03/2008
Test du WIVI Player de Wallander Instruments
Résultats
Résultat

La prise en main est assez rapide, le temps de s’habituer à gérer le “volume” de l’instrument par le contrôleur BC3 (ou avec la molette ou autre CC). Pas de souffle, pas de son, donc une petite gymnastique à prendre, mais une fois acquise, le plug dévoile toute son efficacité, son expressivité et son réalisme. Tous les instruments ne sont pas logés à la même enseigne, certes. Mais nombre de figures difficilement réalisables avec une banque à base de samples sont ici parfaitement et rapidement mises en place. La dynamique continue y est pour beaucoup, car même si on ne dispose que d’un CC à 127 pas, nulle bibliothèque d’échantillons ne peut rivaliser dans la régularité.

On s’habitue aussi à ne pas avoir d’automation ou de Midi Learn. Ceci est dû au choix de l’éditeur d’utiliser une interface graphique “hardware-accelerated”, impliquant que l’interface du plug est parfois prioritaire sur celle de l’hôte. Ce qui peut poser problème en cas d’automation copieuse. Et l’éditeur a prédéfini suffisamment d’assignations Midi pour répondre aux besoins les plus fréquents. À l’usage, on se rend compte de l’extrême importance de la partie “réverbe” : c’est une des grandes composantes du son, plutôt qu’un simple effet. Et même si l’emploi d’une réverbe externe peut être souhaitée, pour intégrer WIVI avec d’autres instruments, on essaiera d’utiliser le plus possible les réglages internes. La précision de l’image, la résonance des instruments dans la salle sont assez bluffantes. Si la destination première de WIVI est l’orchestre, on pourra aussi l’utiliser dans un contexte plus moderne, voire big band pour certains sons (les cuivres bouchés ou wah-wah fonctionnent très bien dans ce contexte).

Prenons quelques exemples : une clarinette contrebasse pour un crescendo sur une trille, par exemple. Ou un hautbois jouant une phrase legato puis staccato, à différentes dynamiques (et non pas vélocité). Un flutter à la trompette, totalement libre, puisqu’on peut adapter son souffle au tempo du morceau, ce qui n’est pas le cas avec du sample. Trois trompettes bouchées, jouées en mode polyphonique, volume au BC et Wah à l’aftertouch.

Voici une flûte, jouée avec les réglages par défaut. On va ensuite remonter le niveau des bruits, puis jouer avec les formants pour créer des instruments inédits (-78 avec transposition Midi moins une octave puis + 78 avec transposition Midi plus une octave, et sans transposition. Un tuba pour finir, naturel, puis transformé à coups de formants, breath noise, key noise, etc. Je vous invite aussi à aller écouter les démos chez l’éditeur.